L’évolution de la F1 depuis ses débuts

Evolution F1, article CD-Sport
L’évolution de la F1 depuis ses débuts

Difficile d’évoquer l’évolution de la F1 sans parler des pilotes de Formule 1 célèbres et des dates à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire du sport automobile. Cette fois-ci, nous vous embarquons à travers le cycle des évolutions de la F1, à travers son design, ses réglementations, sa pneumatique et sa motorisation.

L’évolution de la F1 : réglementation, design, technique

Le premier Championnat du monde de Formule 1 remonte à l’année 1950. C’est à cette époque que les premiers monospaces ont fait leur entrée sur le circuit, avec des révolutions technologiques qui ont bien sûr marqué les esprits. Cette année-là, la vedette était l’Alfa Romeo, avec son style avant-gardiste, et son moteur installé à l’avant du véhicule.

Quelques années se sont écoulées et les moteurs ont embarqué de plus en plus de puissance, d’où les premières réglementations pour la limiter. Au cours des années 1950, les écuries avaient tout de même le droit d’installer des compresseurs ou des turbos sur leurs voitures monoplaces. Mais en 1958 est instaurée la règle selon laquelle il faut utiliser de l’essence standard, au lieu du carburant composé d’alcool.

Côté aérodynamisme, les ailerons ont fait leur apparition en 1968 sur la F1 Lotus en Allemagne au Grand Prix. Mais la vraie révolution technologique a débuté dans les années 1970, avec la Lotus 79 de Colin Chapman. Le carbone est ensuite devenu populaire auprès des écuries, qui l’utilisent pour améliorer l’aérodynamisme. La première à en bénéficier est la monocoque McLaren MP4/1 entièrement faite en carbone. Résultat : une monoplace puissante et légère. C’était en 1980.

3 ans plus tard, l’interdiction de l’effet de sol est décidée, au bénéfice du fond plat que le public a eu le loisir d’admirer sur la Brabham BT52 conduite par Nelson Piquet au Grand Prix d’Italie.

1989 est une année marquée par l’interdiction des moteurs turbo, pour un retour aux moteurs atmosphériques. Cependant, les concepteurs avaient la possibilité de choisir le nombre de cylindres (de 8 à 12), tout en respectant un maximum de 3,5 l de cylindrée.

On assimile beaucoup les Formules à l’électronique. Cependant, en 1994, les assistances électroniques jugées comme trop dangereuses avaient été interdites. Cela coûtera la vie au célèbre pilote de Formule 1, Ayrton Senna, qui avait l’habitude d’utiliser l’assistance électronique telles que les suspensions actives ou le système d’anti-patinagemais. Sa dernière course s’est déroulée au Grand Prix de Saint-Marin au volant de sa W16.

Alors que le turbo était interdit en 1989, il revient sous les feux des projecteurs en 2014, après un quart de siècle d’absence sur les circuits. Cette fois, les voitures monoplaces sont dotées d’un V6 1,6 l turbo-hybride au lieu d’un V8 atmosphérique de 2,4 l. Le tout est équipé d’un système KERS pour emmagasiner l’énergie cinétique.

2017 est l’année du renouveau de l’aérodynamisme dans les sports automobiles. Le profil des F1 de ces dernières années est plus que jamais aérodynamique, au détriment des profilés larges des deux décennies auparavant. Et qui sait, en 2030, les grands pilotes bénéficieront sans doute de nouvelles prouesses, tant sur le design que sur la puissance…

Évolution des F1 : le poids de la monoplace et la motorisation dans les sports mécaniques

L’électronique à elle seule ne définit pas l’histoire du sport automobile. C’est pourquoi, pour en savoir davantage sur l’évolution des Formules 1, il est plus qu’utile de s’intéresser à celle de son poids et de sa motorisation.

Au début, les motoristes de F1 avaient le choix entre les moteurs de F1 compressés de 1500cc et les moteurs atmosphériques de 4500cc. En 1961, seul le moteur de 1500cc est utilisé.. Il est remplacé 5 ans après par le moteur 3 litres. À partir des années 2000, et plus précisément en 2004, chaque voiture a eu le droit à un moteur unique par Grand Prix. Dans le même temps, le monde des voitures monoplaces autorise aussi la boîte de vitesses semi-automatique. En 2005, les motoristes devaient utiliser un moteur unique pour 2 Grands Prix.

Au niveau du poids des voitures monoplaces, le poids minimal est révisé à 530 kg en 1970, pour gagner 20 kg supplémentaires 2 ans plus tard. Il est remonté à 575 kg en 1973, et gagne 10 kg en plus en 1987 sur la Lotus 88, le poids est ramené à un minimum de 500 kg, tandis que le niveau du moteur atmosphérique est rehaussé à 3500cc. En 1995, le poids minimum d’une monoplace est augmenté pour être fixé à 595 kg.

Concernant les pneus de F1, la première évolution a été remarquée en 1993 avec une réduction à 15 pouces en largeur, au lieu de 18. En 1998, les pneus ont encore perdu en largeur pour passer à 12 pouces pour les pneus à l’avant, et 14 pouces pour ceux installés à l’arrière. Le nombre de pneus secs par épreuve est limité à 32 en 1999. La même année, une 4e rainure est apparue sur les pneus secs à l’avant, avec une bande de roulement révisée à 270 mm. 2009 a signé le retour des pneus slick et surtout de l’obligation d’un moteur unique pour 3 Grands Prix.

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Crédit photo : Studio Harcourt

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