Janvier 2016 : Le temps des crash-tests FIA

crash-tests FIA
Janvier 2016 : Le temps des crash-tests FIA

L’histoire de la réglementation de la Formule 1 a débuté en 1946 avec l’uniformisation des règles voulues par la Fédération Internationale de l’Automobile (FIA). Le championnat du monde de F1 à vu le jour en 1950.

La FIA regroupe plus de 200 organisations automobiles de 25 pays. Elle a été créée en 1904, et est reconnue pour sa gestion des plus importantes courses automobiles mondiales mais englobe tout un ensemble de domaines d’activités tels que l’automobile, la sécurité routière et l’environnement. 

La technologie automobile ayant évoluée considérablement au fils de ces dernières décennies, il a fallut améliorer les conditions de sécurité des pilotes automobile. 

Pour ce faire, la FIA a mis en place de nombreuses règles de sécurité dont une des plus importantes : Le Crash-Tests. Devenu obligatoire en 1991, chaque écurie de course doit réaliser à l’époque un test frontal et latéral. Le pilote doit être capable de s’extraire de sa monoplace en moins de 5 secondes sans démonter le volant. 

Cette inspection technique a évolué et suit des règles obligatoires très strictes depuis 2012. 

Les Crash-Tests en F1 : 

C’est au mois de janvier que chaque écurie de course démarre sa saison avec le fameux crash-test obligatoire pour toutes nouvelles monoplaces utilisées dans le championnat du monde de F1. La validation de cette inspection est décisive pour pouvoir présenter la monoplace aux essais de pré-saison. 

La sécurité des pilotes étant primordiale, les crash-tests se déroulent selon une procédure rigoureusement scientifique, en présence d’un membre délégué de la FIA et dans l’un des 3 uniques centres agréés par la fédération. 

Chaque impact est filmé à l’aide de caméras slow motion afin d’analyser tous les détails de l’impact. Entre les tests d’impact dynamiques et les tests de charge statiques, une Formule 1 subit plus de 18 tests avant de pouvoir entrer en piste. 

Depuis 2014, il est impossible de se présenter aux essais sans avoir validé la cellule de survie connue plus généralement sous le nom de cockpit, le museau de la monoplace et le crash box arrière. Cela permet de vérifier la qualité de ces pièces en terme de résistance et d’absorption d’énergie cinétique. 

Car en cas de crash lors d’une course, il est indispensable que les crash boxs se détériorent et se laminent afin de dissiper l’énergie subit lors du choc. 

Ces éléments sont réalisés entièrement en carbone, de telle manière que la fragmentation s’opère par couche. 

Plus concrètement, les tests sont réalisés en projetant le museau ou le crash box arrière fixé sur un chariot et propulsé à 54 km/h contre un mur. 

Ce test est très redouté par toutes les écuries automobiles, car chaque modifications apportées sur l’une de ses pièces, nécessite de renouveler cette difficile inspection qui peut s’avérer très coûteuse si l’on échoue. 

C’est notamment le cas, durant la saison 2015, de l’écurie McLaren lors du changement du museau d’origine par un modèle plus court. Ayant échoué par deux fois aux tests, l’écurie a dépensé plus d’un million d’euros pour passer cette inspection avec succès. 

Concernant le crash box arrière, le règlement de la FIA ne laisse que peu de marge de manœuvre dans sa conception et son design. Le passage de ce test connait le plus de succès. 

Le cockpit ou cellule de survie connait le même fonctionnement de test que les crash box, la voiture est projetée à 54 km/h. A l’opposé des crash boxs, aucune dégradation ou lamination ne doivent apparaître après l’impact. A noter que la structure ne doit pas se déformer de plus de 25 millimètres pour valider le test. 

Nous vous proposons de voir en image comment se déroule un crash test de monoplace : 

Les écuries qui ont validé ces tests pour la saison 2016 : 

HAAS F1 Team : Début janvier, cette écurie est l’une des premières à avoir passé avec succès le crash test, et l’une des première à avoir partagé sur les réseaux sociaux son succès de début d’année. Cependant aucune indication sur les couleurs ou la forme des monoplaces qui seront pilotées par le français Romain Grosjean et le mexicain Esteban Guittierez. Leurs premiers essais hivernaux auront lieu du 22 au 25 février prochain à Barcelone. 

Team MANOR : Elle préparait depuis de longs mois sa nouvelle monoplace pour la saison 2016 et c’est chose faite. Le châssis de cette voiture à réussi le crash test final obligatoire de la FIA. Elle sera équipée d’un moteur Mercedes et d’une boite de vitesse fournie par Williams. Pas de pilote encore annoncé par la Team.

LOTUS F1 Team : Cette écurie reprise par le groupe Renault, a annoncé il y a quelques jours avoir passé avec succès l’homologation de la FIA. Il a été annoncé que la monoplace du début de saison serait une Lotus E23 avec amélioration. Des améliorations qu’il a fallu faire valider par la FIA. Il se pourrait que cette monoplace soit rebaptisée « R32 » mais rien d’officiel pour le moment. Nous ne connaissons a l’heure actuelle ni la couleur ni les pilotes de cette monoplace. 

Rendez-vous le 22 février à Barcelone pour découvrir cela. 

Nos formules Renault 2.0 homologuées FIA 

Les formules Renault de notre école de pilotage suivent la même philosophie et normes que les F1 de championnat. 

Nos monoplaces sont homologuées par la FIA pour les championnats nationaux et européens de FR. Elles subissent un crash test similaire à celui pratiqué pour les F1 mais avec des contraintes moins importantes.

En cas de crash avec notre formule Renault, la voiture dispose de fusibles fonctionnant comme des crash boxs, en carbone et  nid d’abeille qui absorbent une grande partie de l’énergie engendrée lors d’un choc avant. 

Une petite information supplémentaire …. Depuis une dizaine d’années, les pieds des pilotes en monoplace sont placés en amont des roues avant de la voiture. 

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