Les courses de côte en France

Course de côte avec Porsche
Les courses de côte en France

Cette compétition automobile consiste à parcourir le plus rapidement possible un tracé au dénivelé relativement important. Comme le rallye, cette course, qui oscille entre 1 et 10 kilomètres, a lieu sur une route barrée à cette occasion mais son revêtement se compose exclusivement d’asphalte. Les concurrents partent chacun leur tour du bas de la côte et tentent de la gravir en un temps record. Les véhicules de course participants à ces épreuves peuvent appartenir à différentes catégories, de la voiture de tourisme ou grand tourisme, aux sport-Prototypes en passant par les monoplaces. Comme pour les rallyes, l’équipement du pilote est incontournable. Créé il y a plus de cent ans, le Pikes Peak International Hill Climb est l’une des plus anciennes courses de côte américaines connues. Du fait de son relief accidenté des Alpes à l’Auvergne, la France accueille elle aussi des circuits de côte spectaculaires.

Le Mont-Dore, une mythique course de côte française

Au pied du Puy de Sancy, entre Mont-Dore et Chambon-sur-Lac, s’étire un emblématique circuit automobile sur 5075 mètres. Les 43 virages qui séparent Moneaux du col de la Croix Saint-Robert ont offert des sensations fortes aux coureurs comme José Rosinski le premier vainqueur en 1961, Gérard Larrousse, Pierre Maublanc ou Maurice Trintignant. L’événement de 1973 est tristement marqué par le décès du pilote automobile Daniel Rouveyran. L’épreuve est inscrite comme manche Sancéenne du Championnat de France de la montagne, ainsi qu’en Championnat d’Europe de la montagne, la première fois en 1970.

À la découverte de la course de côte Bagnols Sabran

2019 a marqué le cinquantenaire de cette compétition automobile. Tout commence en 1969, aux portes de Bagnols-sur-Cèze, dans le Gard. La nouvelle épreuve qui se tient sur la route étroite et sinueuse qui mène à Sabran est remportée cette année-là par le Nîmois Jacques Bercand, en effectuant avec son Alpine les 2 900 mètres en 2′ 05 soit une moyenne de 83,386 km/h. Aujourd’hui, le circuit a évolué puisqu’il s’étend sur 3,1km avec un dénivelé de 120 mètres. Le nouveau record est détenu par Geoffrey Schatz en Proto Norma E2SC avec 1’21″376 et 137, 14 km/h de moyenne. Ce grand rendez-vous des amoureux de sports mécaniques offre deux journées avec un premier temps dédié aux montées Chrono ainsi qu’une montée VHC (Véhicule Historique de Compétition), puis le lendemain est réservé aux montées de course.

La captivante course de côte de Chamrousse

Au Sud-Est de Grenoble dans le massif de Belledonne, en Isère, la course traditionnellement organisée le dernier week-end du mois d’août est gérée par l’Association chamroussienne des rendez-vous mécaniques. L’aventure commence en 1962 à l’initiative de Renée Guillon-Wagner championne d’Europe de la montagne en 1959, et directrice du Critérium Neige et Glace. La première édition est remportée le 2 septembre 1962 par le Suisse Heinz Schiller sur Porsche 718 F1 de la Scuderia Filipinetti. Après une interruption de quinze ans, la course renaît en 1992 avec des changements majeurs. Le nouveau parcours mesure désormais 4,8 km, contre près de 17 km pendant les années 1960, pour une dénivellation de 336 mètres.

Les rendez-vous sur la course de côte de la Pommeraye

Ce circuit français de côte niché dans une région peu vallonnée pourrait étonner. C’est au cœur de l’Anjou que se tient chaque année la course de côte de la Pommeraye sur un parcours typique : d’une longueur de 2,43 km pour une dénivellation de 100 mètres ; sa pente moyenne est de 4%. Inscrite au Championnat de France de la Montagne, cette course est née en 1964. Le record est détenu par Sébastien Petit qui a atteint en 2018 les 50,144 secondes.

La course de côte à Saint-Gouéno, des compétitions historiques

Nichée dans les Côtes-d’Armor en Bretagne, Saint-Gouéno est située au pied du massif armoricain. En 1969 est créée l’épreuve de côte dont le circuit mesure 2,3 km. Elle est remportée cette année-là par Hervé Bayard. Le tracé sillonne dans les lacets de la départementale 14 entre « les Hautières » et « les Hauts de l’Hiver » avec le passage du célèbre « fer à cheval », virage en épingle à cheveux. Cette compétition qui comptera pour le Championnat de France de 1975 à 1985 est arrêtée en 1994, puis redémarre en 2005 dans un nouvel élan. En 2018, Sébastien Petit remporte l’épreuve pour la deuxième année consécutive et établit là encore un nouveau record en 1’12 »267 à bord de sa Norma M20 FC. Les premiers prototypes de ces bolides avaient été conçus pour les courses de côte. Ce monoplace capable d’atteindre les 280km/h participe également au championnat endurance Proto VDV.

Depuis les années 1960, ces courses rassemblent des milliers de passionnés venus admirer les voitures développant puissance et couple, capables de produire de puissantes accélérations pour avaler les montées. Pour vivre des sensations fortes, tout amateur de sport automobile peut également participer à des cours de pilotage sur circuit.

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